Rouen : l'identitaire « Gros Lardon » visé par une plainte après les violences du 24 octobre

Une étudiante a déposé plainte le 26 octobre pour des coups au visage reçus, le 24 octobre en marge de la manifestation à Rouen, d'un groupe de plusieurs dizaines de militants nationalistes et identitaires, rapporte Le Monde. Une procédure pour violences aggravées a été ouverte après qu'une vidéo de Blast a montré des membres de ce groupe frapper un homme à terre sans être inquiétés par les forces de l'ordre.
Sur des vidéos vues par le quotidien, l'agresseur présumé ressemble fortement à Léo Rivière-Prost, dit « Gros Lardon », cadre du groupuscule identitaire rouennais les Normaux, signalé nommément au procureur par trois élus insoumis dont la députée Alma Dufour comme « un cadre de la mouvance néonazie en France ». Un temps fiché S, il détenait chez lui drapeaux et livres nazis et disait son admiration pour Hitler en audition, selon Mediapart. Contacté, il n'a pas répondu (étonnant).
« Les policiers ne peuvent pas ignorer qui est Léo Rivière-Prost et qu'il a fait l'objet de plusieurs enquêtes », note Alma Dufour, qui avait alerté la préfecture à son retour à Rouen. Le 26 octobre à Caen, un lycéen écopait de six mois ferme sous bracelet et de deux ans d'interdiction de manifester ; le 24 octobre à Rouen, des identitaires frappaient à visage découvert, impunément. Si l'extrême droite accédait au pouvoir, cette indulgence deviendrait la règle.