Logement, transports gratuits, enfance : à Rouen, les élus insoumis fixent leurs priorités
Élu à la tête de la liste « Faire mieux pour Rouen », qui a recueilli 14,11 % des suffrages aux municipales de 2026, Maxime Da Silva a présenté à actu.fr les priorités de son groupe insoumis pour l’année. La première est sans ambiguïté : « La priorité pour les Rouennais aujourd’hui, c’est le logement. »
« On a vu avec cet été terrible qu’un logement sur deux est une bouilloire thermique et, par la même occasion, bien souvent une passoire thermique. On va vers des situations sociales de plus en plus catastrophiques. » (Maxime Da Silva)
Le groupe veut « se rendre aux quatre coins de la ville » pour recueillir les témoignages des habitants, les accompagner dans leurs démarches et interpeller les bailleurs. Il réclame aussi la gratuité des transports pour les moins de 25 ans, les plus de 65 ans et les familles monoparentales, une mesure en partie promise par la majorité mais pas engagée : « La seule chose qui a été votée pour l’instant, c’est l’augmentation des abonnements. » Pour les familles monoparentales, Maxime Da Silva propose un « bouclier social » : accès prioritaire aux services publics, tarifs gratuits ou réduits, lieux d’accueil dédiés. Enfin, il annonce une demande de commission d’enquête municipale sur la protection de l’enfance et le périscolaire.
Les relations avec la majorité restent tendues. Maxime Da Silva reproche à la municipalité d’avoir modifié le règlement intérieur du conseil pour limiter le dépôt de motions par l’opposition : « C’est une volonté de museler l’opposition. »
La ville pour ceux qui l’habitent
Partir du logement, c’est partir de ce que la crise fait aux corps : la chaleur qui rend les appartements invivables l’été, le froid l’hiver, les loyers qui mangent tout. Une politique municipale de gauche se juge d’abord à cela.
Ce programme dessine une autre manière de faire de l’opposition : aller chez les gens plutôt que les attendre, transformer les promesses de campagne en exigences datées, et refuser qu’on restreigne le droit de l’opposition à s’exprimer. Une majorité qui se dit de gauche devrait s’en réjouir plutôt que de modifier le règlement.